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mercredi 22 juillet 2020

Les billets de Charles : Histoire d’outils

Cette histoire est une fiction romanesque. Toute ressemblance avec des faits avérés et des personnages connus, existant ou ayant existé, serait pure coïncidence, quoique…

L’anecdote remonte à l’époque où, membre du club de vol à voile, je travaillais à l’atelier pour les « travaux d’hiver[1]», c’est dire que ça fait un moment. Il n’y a que les plus anciens pour se souvenir de m’avoir vu travailler, et à condition que leur mémoire des faits anciens ne leur fasse pas défaut.

dimanche 19 juillet 2020

Les billets de Charles : Atterrissage train rentré

C’est le 21 juillet 2002 que ça m’est arrivé, et pourtant ça n’était strictement pas possible : du haut de mes 600 heures en tant que commandant de bord, et fort de mes 300 atterrissages sans problème (quoique quelques uns aient été, avec beaucoup d’indulgence, passables), je pouvais jurer solennellement que l’on ne m’y prendrait pas. J’étais bien trop organisé, méticuleux, méthodique pour faire une telle erreur, et puis évoquer les facteurs humains n’était pas encore, à l’époque, la grand’mode…

mardi 14 juillet 2020

Les billets de Charles : Une vache [1], parmi tant d’autres…

Concours Vol à Voile Inter-régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie à Abbeville Mai 2003 : Concurrent sans illusion, j’ai participé aux épreuves de cette compétition dont je garde comme souvenir le plus marquant le fait que, si j’ai toujours pris le départ, je ne me suis jamais posé sur le terrain d’Abbeville. C’est dire que mon expérience de la vache s’est énormément enrichie à cette occasion. L’une d’entre elle n’a pas manqué de pittoresque.

J’avais pris le départ très motivé, non pas pour gagner, mais au moins pour rentrer au terrain. Tout semblait pourtant jouable, j’avais parcouru 212 km sur les 250 prévus, honorable, sans plus, ça devait rentrer, et puis la convection s’est affaiblie prématurément sans signes prémonitoires (ou alors je ne les ai pas détectés, c’est aussi fort possible). Me voilà en train de spiraler pour la pompe qui rentre, ou plutôt de la chercher, cette pompe qui monte, parce que pour l’instant, c’en est une qui ne monte pas beaucoup, mais alors vraiment pas beaucoup, au point de ratisser pour trouver où ça peut monter mieux, là, le village, non là, pas là non plus, la petite usine, le petit creux, le bosquet bref, plus rien de sérieux, la vache se dessine,

vendredi 10 juillet 2020

Le billet de Charles : Ma première «vraie vache», ou deux vaches le même jour.

Ma première vraie vache remonte à quelques années maintenant. J’étais tout frais lâché campagne depuis avril. C’était avant que des exigences réglementaires, à mon avis excessives, transforment l’acquisition de cette qualification en prouesse olympique. Mon enthousiasme de néophyte mal rassasié, et les conditions météo me laissaient entrevoir la possibilité d’accumuler facilement les kilomètres. Encore innocent en vol à voile, audacieux mais pas téméraire, j’avais décidé de ne m’autoriser que la vache «aéro»[1], quoique les terrains voisins ne me fussent pas tous parfaitement connus.

samedi 4 juillet 2020

Mes premiers vols en planeur - (Les billets de Charles)

Mon premier vol en planeur reste, et restera pour moi, un souvenir impérissable. Pour autant, mes premiers vols en avion (avion d’aéroclub, et avion de ligne), qui avaient précédé m’ont intéressé, aiguisé ma curiosité, je n’y ai pas boudé mon plaisir, loin s’en faut, ce furent de grands moments, mais ça n’a rien eu de comparable avec l’explosion, le feu d’artifices de sensations fortes du premier vol en planeur.

Tout avait commencé quelques mois plus tôt : un ami proche était parti vers le planeur, il avait déserté, faute de temps évidemment, l’activité aéromodéliste que nous pratiquions ensemble, la plupart du temps en autodidactes, faute d’aînés expérimentés. Il avait choisi Valenciennes, ne me demandez pas pourquoi, et j’ai ainsi appris le bouquin bleu [1] (je n’ose dire quelle édition, c’était papyrus, ou parchemin, pas encore papier) en même temps que lui : tout ce qui touchait à l’aviation, au pilotage m’attirait… Je garde de cette époque une page dactylographiée des tarifs du club de Valenciennes (pas une photocopie, ça n’était pas très répandu en 1977, encore moins une page imprimée, non, non, une page dactylographiée bleue copie carbone). J’ai appris, dans ce livre bleu le danger redoutable